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Drame de Pornic : les juges ont bouclé l'enquête

Tony Meilhon reste suspecté d'avoir tué Laëtitia Perrais en janvier 2011 en Loire-Atlantique. DL;La question de l'éventuel viol de la jeune fille n'a pu être résolue.
Ce dossier hors du commun, et très sensible, est refermé. Il ne devrait plus y avoir d'investigations ou d'expertises : Pierre-François Martinot et Frédéric Désaunettes, juges d'instruction nantais, ont bouclé, jeudi, l'enquête sur la mort de Laëtitia Perrais, 18 ans, en janvier 2011. Procès possible devant la cour d'assises début 2013.

 

Que retenir de l'enquête ?


Tony Meilhon est soupçonné d'avoir délibérément percuté le scooter de la jeune fille après avoir passé la soirée avec elle. Blessée mais pas tuée, il l'aurait chargée dans son coffre pour la conduire près de sa caravane, à Arthon-en-Retz, près de Pornic. Il lui aurait alors porté une trentaine de coups de couteau avant de découper son corps et de s'en débarrasser dans deux points d'eau, à Lavau-sur-Loire et Port-Saint-Père.

Tony Meilhon, la seule fois où il a accepté de s'expliquer, a avancé une version « a minima ». Selon lui, « l'accident » avec le scooter est survenu alors qu'il tentait de ramasser un joint de cannabis tombé sur le plancher de sa voiture.

L'enchaînement macabre qui a suivi serait, à l'en croire, la conséquence de sa panique. Une version mise à mal par les constatations du légiste et par celles des experts sur le scooter. Impossible de confronter Tony Meilhon à ces incohérences : depuis des mois, il se montre radicalement fermé ou provocateur.

Il argue aussi d'un « trou noir » lié à sa consommation d'alcool et de drogue. Le jour de la reconstitution, il a refusé d'être extrait de sa cellule, menaçant de mettre fin à ses jours. Il ne communique plus avec ses avocats.

 

La question du viol en suspens.


L'acharnement des enquêteurs n'a pas suffi à lever le voile. On sait que le suspect et la victime ont eu une relation sexuelle. « Consentie », affirme Tony Meilhon. Quelques minutes avant sa mort, la jeune fille évoquait pourtant un mystérieux viol, par téléphone, auprès d'un ami. Insuffisant pour caractériser les violences sexuelles. Tony Meilhon n'a donc pas été mis en examen pour viol. Les enquêteurs ont longtemps pensé qu'il pouvait s'agir du mobile du crime.

Gilles Patron hors du dossier ?


Maîtres Cécile de Oliveira et Benoît Rousseau, avocats de la soeur et de la mère biologique de Laëtitia Perrais, ont soulevé « l'irrecevabilité de la constitution de partie civile de Gilles Patron », père d'accueil de la jeune fille.

« Il n'a pas de lien direct avec Laëtitia. Si votre meilleur ami est tué, votre vie va être modifiée, vous allez souffrir terriblement, sans faire de vous une victime en droit, explique Cécile de Oliveira. Le Conseil général dont il était salarié aurait pu se constituer partie civile. »

Les juges ont finalement écarté la partie civile Gilles Patron. Maître Pascal Rouiller, son avocat, s'y oppose : « Cet argument du lien ne tient pas ! Sinon, pourquoi d'autres membres de la famille Patron pourraient rester partie civile ? Et pourquoi nous écarter maintenant, après plus d'un an d'enquête ? »

L'avocat ajoute que son client, présumé innocent dans son dossier, n'est soupçonné d'aucun crime ou délit sur la jeune Laëtitia. La cour d'appel de Rennes doit examiner son recours



28/04/2012
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