Le blog du Colibri

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L’ÉGOUT, C’EST NOUS – Chez Quick, les souris dansent depuis longtemps

"Quick regrette la présence inopinée de rongeurs dans son restaurant Quick de Belleville [Paris 20e]. Ce restaurant dispose d’un contrat permanent de dératisation et fait donc l’objet de passages réguliers de professionnels. Un passage supplémentaire a été immédiatement demandé par la direction. Ce type de nuisance n’est pas une prérogative des établissements de restauration rapide mais un véritable problème pour l’ensemble des établissements commerçants des grandes villes de France."

C'est par cette courte réponse à l'interpellation d'un internaute sur sa page Facebook– "Vous, c'est le goût (et les souris) ?" – que la direction de Quick France a tenté d'éteindre le début de polémique suscité par la publication sur Facebook et sur un compte Twitter d'une photo montrant six souris dansant dans les cuisines du Quick de Belleville, dans le 20e arrondissement de Paris.


La photo, postée par iPhone peu après minuit le 1er mai, aurait donc été prise de l'extérieur du restaurant, ce que semble confirmer une vidéo similaire postée il y a deux mois montrant exactement la même scène dans le même établissement :

La diffusion de la photo a immédiatement déclenché un concert de sarcasmes et de réactions indignées sur les réseaux sociaux, avec son inévitable cortège de détournements de slogan :

La réponse de la chaîne de restauration rapide laisse également les internautes sur leur faim. Tout d'abord, le caractère "inopiné" (définition du CNRTL : "qui survient sans être prévu ou attendu") de la présence des rongeurs a de quoi faire sourire, puisque la vidéo précédente datait du 27 février. Un événement récurrent n'est par définition pas "inopiné".

L'argument selon lequel "ce type de nuisance n'est pas une prérogative des établissements de restauration rapide mais un véritable problème pour l'ensemble des établissements commerçants des grandes villes de France" ne convainc pas davantage :

Le magazine Capital a dressé fin avril un portrait du président de Quick, Jacques-Edouard Charret. Recruté en 2010 par le fonds d’investissement Qualium (Caisse des dépôts) pour accélérer le développement de Quick en France et en Belgique, il avait déjà dû gérer l'an dernier une des plus graves crises de l'histoire de la chaîne. L'événement était autrement plus dramatique : début 2011, un adolescent était mort après avoir dîné dans un Quick à Avignon.

Le parquet d'Avignon avait estimé que "la synthèse des rapports médico-légaux permet de conclure que [l'adolescent était] décédé d'une toxi-infection alimentaire, liée à l'absorption d'un repas pris (…) au Quick". Le gérant du restaurant avait étémis en examen pour "homicide involontaire" et Jacques-Edouard Charret avait lui-même dû s'expliquer dans une vidéo.

Le groupe avait l'an dernier vu son chiffre d'affaires reculer de 6,24 % en France, un repli "directement lié", selon son PDG, à l'impact du décès de l'adolescent.

"L’année a été éprouvante, je ne vais pas le cacher", confiait Jacques-Edouard Charret dans les colonnes de Capital le 30 avril. Le lendemain, les souris dansaient sur les réseaux sociaux…


http://youtu.be/DHD_ySAAf9k

 

 

http://youtu.be/wm0XG1kmwkM



02/05/2012
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