Le blog du Colibri

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Hollande : ce qu'on retiendra de la campagne

Un bruit qui claque, une bousculade, de la poussière qui s'élève… La scène a marqué le début de campagne. Hollande se fait enfariner assez violemment à la journée de la Fondation Abbé Pierre. Une blogueuse aux motifs assez brumeux est à l'origine du geste. Evacué, Hollande ira se nettoyer avant de reparaitre dix minutes plus tard devant les médias, pour afficher une certaine sévérité.

Le mot
Il l'aura assumé jusqu'au bout de sa campagne. Le candidat "normal". François Hollande l'emploie dans un premier temps pour se différencier de son adversaire, Nicolas Sarkozy. L'UMP le retourne contre lui, en affirmant qu'en temps de crise, la normalité ne suffit pas. Mais au terme de 4 mois de campagne, Hollande le brandit à nouveau à Toulouse lors de son dernier meeting, affirmant vouloir incarner une présidence "normale".

Le gimmick
"Moi président de la république…" La grande tirade de François Hollande reste comme le morceau de bravoure du débat télévisé. Trois minutes pendant lesquelles il a décrit quel serait son style de présidence. Hier dans "Libération", un responsable de l'UMP s'interroge encore : comment Sarkozy a-t-il pu le laisser dérouler "en majesté" son monologue ? Le remix : 

Le couac
La proposition de taxer à 75% les revenus au-dessus de 1 million d'euros par an a marqué la campagne. Elle a surtout marqué Jérôme Cahuzac, pas franchement ravi de l'apprendre en direct sur un plateau de télévision. Censé être l'un des experts économique de Hollande, le socialiste est complètement décontenancé face à Nathalie Kosciusko-Morizet. Dès lors la question se pose: mesure surprise ou mesure improvisée?

Le tournant
Incontestablement, le tournant de cette campagne pour François Hollande intervient le 15 mai 2011. Le favori des sondages de la primaire, DSK est interpellé à New York, donnant lieu à l'un des plus grands scandales de l'histoire de la Ve république. Hollande, regardé jusque-là avec mépris par beaucoup, voit s'ouvrir devant lui un boulevard. Parti en campagne depuis le mois de janvier 2011, il gardera jusqu'au bout une longueur d'avance sur Martine Aubry qui ne se déclare que fin juin.

Le soutien inattendu
Un ancien président de droite qui apporte son soutien à un candidat de gauche, ça ne s'était jamais vu sous la Ve république. Et pourtant, ce qui ne devait être que de l'humour corrézien s'est transformé en réalité. Jacques Chirac a soutenu la candidature de Hollande, invoquant sa proximité géographique avec l'élu de Tulle. En réalité, l'ancien président a un vif ressentiment avec son successeur avec qui il n'a jamais eu d'affinité. Pas en état d'aller voter, il a confié sa procuration à Bernadette Chirac. A-t-elle respecté les consignes de son mari? A voir ci-contre…

L'insulte
"Sale mec", c'est tout ce dont Hollande aura été capable en termes d'insultes. Et encore, elle ne s'adressait même pas directement à Nicolas Sarkozy, ce qui n'empêche pas l'UMP de pousser des cris d'orfraies. Les lots sacrilèges auraient été prononcés lors d'un déjeuner avec des journalistes. François Hollande aurait imité Sarkozy parlant de lui-même : "Il va se présenter devant les Français et leur dire : 'Je suis un président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec, mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable.'"

La révélation
Ils étaient nombreux à se presser au portillon pour obtenir des postes. Manuel Valls ne semblait pas le mieux placé mais il a dépassé un à un tous ses concurrents. Nommé directeur de la communication, il a notamment supplanté Pierre Moscovici, le directeur de campagne. Le maire d'Evry espère maintenant convertir cette nouvelle notoriété en un poste de ministre de premier rang.



05/05/2012
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